Il y a quelques années, le Plan Avenir Lourdes (PAL) était présenté à grand renfort de communication comme un programme structurant, ambitieux, porteur d’avenir pour notre ville.
Conférences, dossiers de presse, chiffres impressionnants : on parlait de millions d’euros investis, de projets innovants, d’une dynamique nouvelle pour Lourdes.
Mais qu’en est-il aujourd’hui, concrètement ?
Action n°29 : un projet tout simplement abandonné
Parmi les projets mis en avant figurait la réhabilitation de la Villa FIALHO, destinée à accueillir un projet autour du chant polyphonique.
Ce projet faisait partie intégrante du PAL. Il était annoncé, intégré, budgété.
Aujourd’hui ?
Il a été purement et simplement abandonné.
Silencieusement. Sans grande communication. Sans explication détaillée sur les raisons de cet abandon.
Un projet supprimé. Une ambition effacée.

Action n°50 : de 2,3 millions d’euros à 783 000 €
L’exemple le plus emblématique reste sans doute l’Action n°50, présentée initialement comme la création d’un véritable centre d’entraînement autour du vélo au Pic du Jer.
Montant annoncé : plus de 2,3 millions d’euros.
Un pôle structurant, une terre d’excellence du cyclisme, un équipement labellisé, capable d’attirer sportifs et compétitions.
La réalité ?
Le projet est devenu un ridepark, initiative intéressante et adaptée, mais sans commune mesure avec l’ambition initialement affichée.
Le budget, lui, est passé de 2 300 000 € à 783 000 €.
Cela représente une baisse de plus de 65 % du budget annoncé.
Près de 1,5 million d’euros d’écart entre la promesse et la réalisation.

Une question d’ambition
Qu’il y ait eu une adaptation du projet, pourquoi pas.
Qu’un élu de la CATLP ait porté une version plus pragmatique et plus adaptée aux usages locaux, très bien.
Mais alors, pourquoi avoir communiqué à l’origine sur un projet à 2,3 millions d’euros ?
Pourquoi avoir présenté un centre d’excellence quand la réalisation finale correspond à un équipement bien plus modeste ?
Le problème n’est pas l’existence d’un ridepark.
Le problème est l’écart entre les annonces et la réalité.
Quand on additionne :
- Un projet abandonné (Action 29)
- Un projet fortement réduit (Action 50)
- Une baisse budgétaire de plus de 60 %
On est en droit de s’interroger sur la cohérence et la sincérité des engagements initiaux.
Lourdes mérite la clarté
Les Lourdaises et les Lourdais méritent des projets clairs, réalistes et assumés.
Ils méritent qu’on leur présente des ambitions à la hauteur de ce qui sera réellement réalisé.
Communiquer sur des chiffres mirobolants peut faire illusion un temps.
Mais ce sont les réalisations concrètes qui comptent.
À Lourdes, il est temps de passer des effets d’annonce à la vérité des faits.


