Pont Peyramale : la promesse de 2020 face à la réalité de 2025.

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En 2020, Thierry Lavit, alors candidat aux élections municipales de Lourdes, s’engage formellement dans son programme de second tour à poursuivre le projet de reconstruction du pont Peyramale initié par la mandature précédente. Les termes exacts de cet engagement sont les suivants : « L’heure est à l’impérieuse nécessité de la reconstruction du pont Peyramale qui est un élément clé du plan de relance de Lourdes. Aujourd’hui, le temps est à l’urgence, aux économies et à l’intelligence collective. Nous reprenons donc le projet de reconstruction proposé au Conseil municipal, séance du 26 mai 2020. Profitons du contexte actuel pour commencer le plus tôt possible les travaux et ainsi se donner les atouts pour démarrer la prochaine saison dans les meilleures conditions. »

Il convient de préciser la chronologie institutionnelle. Le projet mentionné dans ce programme fait l’objet d’une délibération du Conseil municipal en date du 26 mai 2020, à une période où la Ville de Lourdes est encore administrée par la maire en exercice, Josette Bourdeu. Thierry Lavit n’est élu maire de Lourdes que le 2 juillet 2020. Le projet alors en cours prévoit un ouvrage dont le coût est estimé à moins de deux millions d’euros, avec un délai de réalisation annoncé de cinq mois, permettant une remise en service du pont dès la saison touristique 2021.

Ce projet est arrêté après l’élection municipale, sur décision du nouveau maire, au motif qu’il ne présenterait pas un caractère suffisamment emblématique. L’arrêt de ce projet entraîne des conséquences financières directes pour la collectivité. Les études déjà réalisées deviennent sans objet et l’entreprise attributaire du marché de conception-réalisation doit être indemnisée au titre du manque à gagner lié à l’abandon de l’opération.

La municipalité engage alors un nouveau processus, consistant en un concours d’architectes en vue de la réalisation d’un ouvrage plus ambitieux, communément appelé le pont papillon. Chaque projet présenté dans le cadre de ce concours est indemnisé par des fonds publics. Parallèlement, le projet fait l’objet d’une communication institutionnelle importante, incluant conférences de presse et diffusion de visuels, alors même que son coût définitif n’est pas encore établi.

À l’issue de la procédure d’appels d’offres, le montant des travaux se révèle incompatible avec les capacités financières de la Ville de Lourdes. Le projet du pont papillon est alors abandonné pour des raisons budgétaires. Les dépenses engagées pour les études, le concours d’architectes et la communication demeurent cependant acquises.

Un nouveau projet est ensuite relancé, aboutissant à l’ouvrage actuellement en cours de construction, dont les caractéristiques générales se rapprochent du projet initial validé en 2020.

Le coût final de l’opération atteint environ quatre millions d’euros toutes taxes comprises, avec une participation financière de la Ville portée de vingt-cinq à quarante pour cent. Il résulte de cette chronologie que plusieurs années ont été perdues et que des centaines de milliers d’euros d’argent public ont été engagées sans effet opérationnel immédiat.

Cette vidéo vise à présenter les faits, les dates, les documents et les décisions successives afin de permettre à chacun d’apprécier objectivement l’écart entre les engagements écrits de 2020 et la mise en œuvre effective du projet.